Les acteurs du secteur public s’interrogent sur le futur de leur métier. Un avenir sur lequel ils estiment ne pas avoir de prise.
Nouveau monde, bouleversements sans précédents, révolution du travail…
Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le « monde du travail d’après ». L’autonomie est le nouveau mantra des entreprises qui passent progressivement au travail hybride.
Aussi, par rapport aux générations précédentes, les collaborateurs d’aujourd’hui demandent plus de flexibilité, de collaboration et de bien-être dans leur travail.
Et quid de l’impact de la crise COVID-19 ? Les résultats de notre enquête révèlent que plus de 50 % des agents du secteur public estiment qu’elle a eu un impact sur la gestion des talents. Ce chiffre avoisine même les 70 % pour les agents des catégories C.
En 2020, seulement 29 % des agents du secteur public ont le sentiment de piloter leur carrière, soit environ 1,6 millions d’agents.
50 % déclarent ne pas être décisionnaires dans la gestion de leur carrière.
Pour répondre à ce déficit de contrôle sur leur carrière et faciliter les évolutions, 43 % des agents publics évoquent la simplification de la mobilité et des mutations comme solution.
Pour faciliter la mobilité, la recherche de nouveaux défis est citée comme motif par 82 % d’entre eux.
Face à ces envies d’évolution de carrière, 64 % d’entre eux ne se disent pas totalement accompagnés par leur DRH. L’après-crise est pourtant le moment idéal pour repenser les organisations, les modes de gouvernance, les processus, les missions et implications de chacun.
La complexité des organisations et la verticalité des modes de management sont souvent évoquées pour limiter les initiatives et repenser les activités. Les fiches de postes sont difficiles à faire évoluer, au détriment de nouveaux projets ambitieux.
De plus, l’organisation des administrations est régulièrement bouleversée par des réorganisations promulguées par décrets. En bref, les grandes structures publiques exercent un contrôle très fort face à une demande d’autonomie. L’innovation et l’évolution de carrière des agents publics sont donc freinées.